Le tournage à main levée est un excellent moyen de créer des images vivantes. Un cardan stabilisé ou un drone offre des images fluides avec une sensation de flottement. Cependant, la texture naturelle du tournage à main levée peut véritablement plonger le spectateur dans une histoire. L'approche portable utilise le sentiment de votre présence physique comme outil de narration cinématographique en suggérant d'être là.
Notez que cet article complète nos deux articles existants sur les mouvements cinématographiques et les conseils sur la cinématographie cinématographique par drone. N'oubliez pas de les visionner, ainsi que leurs images, car vous souhaiterez peut-être fusionner ces techniques dans votre prochain film.
Prérequis :« Mode Ciné » physique
Avant de passer aux mouvements à main levée, apprenons à tenir la caméra pour obtenir les meilleurs résultats de narration cinématographique. Pour réduire la réactivité et éviter les démarrages ou arrêts brusques, un cinéaste portable doit établir un mode cinéma physique. .
Le mode cinéma physique peut être atteint grâce à ce qu'on appelle The Ninja Walk. . J'aime y penser comme la promenade sournoise. Cela implique de garder vos genoux légèrement pliés tout en effectuant une démarche de roulement du talon aux orteils pour amortir le rebond vertical de votre séquence. Pour stabiliser davantage le cadre, tenez la caméra dans vos mains et rentrez fermement vos coudes dans vos côtes, ou placez la caméra contre votre poitrine. Cela crée une accélération et un freinage lents et progressifs avec un minimum de secousses pour vos tirs, comme le montre l'exemple ci-dessous.
Passons donc à mes cinq meilleurs mouvements de narration cinématographique et pourquoi ils fonctionnent.
00 Ninja Walk pour l'ordinateur de poche
1 : Le push-in subtil (la construction émotionnelle)
01 Le subtil push-in
Dans ce mouvement, la caméra se déplace lentement vers le sujet dans un mouvement subtil. C'est similaire à un Dolly Push sur un curseur.
Pourquoi cette démarche fonctionne : Ce push-in crée une tension ou connecte le spectateur à la situation ou au sujet en inclinant physiquement la caméra vers la scène, créant ainsi un sentiment d'anticipation.
Exécution :
- Cadre votre photo et concentrer l'appareil photo sur le sujet.
- Déplacez votre poids de votre pied arrière vers votre pied avant en un seul mouvement lent et continu pour exécuter cette construction ; ne marche pas, ce n’est qu’un pas. Déplacez-vous d'avant en arrière jusqu'à ce que vous ayez raison. Ne faites pas attention à ceux qui trouvent votre mouvement amusant !
Conseils de pro : Pour les scènes grand angle, cela peut être obtenu en ayant quelque chose dans la vision périphérique, comme un premier plan flou ou un objet de chaque côté de la photo.
- Utilisez une fréquence d'images telle que 50 ou 60 ips et ralentissez le métrage à 25 ips lors de votre montage.
- Stabilisez le métrage lors du montage si nécessaire. Par exemple, dans Adobe Premiere Pro, vous pouvez utiliser l'outil Warp Stabilizer pour rendre le métrage plus cinématographique et plus fluide.
- Pour les push-ins qui s'étendent sur plus de deux pieds, faites une marche ninja ou utilisez un curseur ou un cardan.
2 : Le suivi de l'ombre (le tag-along)
02 L'ombre suit le tag
En suivant un sujet avec une caméra portative, ce mouvement permet d'attirer le public vers un nouvel endroit ou d'établir une perspective de témoin oculaire. L'alternative non portable à cette technique consiste à utiliser un cardan pour créer un suivi stabilisé, un suivi mécanique plus fluide.
Pourquoi cette démarche fonctionne : Cela donne au spectateur l'impression d'être un compagnon du voyage plutôt que d'être un observateur distant.
Exécution :
- Utilisez la marche Ninja pour rester à une distance constante derrière votre sujet.
- Entretenez votre corset pour éviter les démarrages et arrêts brusques.
Conseils de pro : L’objectif principal est de créer un mouvement instable de la main, et non une stabilité. Laissez votre corps faire cela naturellement et non vos mains. Dans notre exemple ci-dessus, la dame entre dans son studio. Nous voulons un suivi doux qui suggère une personne qui nous suit, mais s'il s'agissait d'un policier faisant irruption pour attraper quelqu'un, nous aurions peut-être voulu des images un peu plus tremblantes.
- Prenez des photos à une fréquence d'images telle que 25 ips. Nous voulons le flou de mouvement naturel.
- Pour les photos d'action, augmentez la vitesse d'obturation et oubliez la règle d'obturation à 180 degrés. Par exemple, pour une prise de vue à 25 ips, la vitesse d'obturation devrait idéalement être de 1/50ème de seconde pour un flou de mouvement naturel, mais lors de la prise de vue d'une scène d'action, nous pourrions souhaiter des séquences un peu saccadées et moins de flou de mouvement.
3 :La respiration statique (le cadre vivant)
03 La respiration statique Le cadre vivant
C’est mon mouvement de caméra portable préféré. Il est simple à exécuter et donne l’impression la plus authentique et la plus réaliste de regarder un film. L'idée principale est de maintenir une composition statique tout en permettant aux petits mouvements organiques de votre corps d'insuffler au cadre un sentiment de vie subtil et continu.
Pourquoi cette démarche fonctionne : Une prise de vue parfaitement immobile sur un trépied peut parfois sembler morte ou clinique ; le balancement subtil d'une prise de vue statique à la main donne au spectateur le sentiment de se tenir à vos côtés.
Exécution :
- Tenez l'appareil photo aussi près que possible de votre corps ; Cependant, vous n’avez pas besoin d’être un ninja, juste un observateur occasionnel.
- Au lieu d'essayer de rester parfaitement immobile, concentrez-vous sur des respirations lentes et profondes et laissez la caméra bouger légèrement selon votre rythme naturel. Un léger mouvement vers la gauche ou la droite en suivant, par exemple, les mains de votre sujet, est également une bonne chose et rend la prise de vue plus dynamique.
Conseils de pro : N'ayez pas peur de l'utiliser pour la réalisation de films documentaires et de scénarios de course à pied, mais sachez qu'il y a également une place pour les mouvements de cardan et de curseur dans les courts métrages.
- Utilisez une fréquence d'images telle que 25 ips pour obtenir un flou de mouvement naturel.
- Pour les interviews, j'utilise parfois une caméra portative, en particulier dans les espaces restreints et les scènes de rue.
4 :Le retrait subtil (le détachement)
04 Le subtil retrait du détachement
C'est le contraire du push-in. Le but est de reculer lentement votre caméra pour révéler une situation ou quelque chose de bien plus important. Ce mouvement est quelque peu similaire au Dronie, commençant par l'intimité avant de reculer pour révéler l'ampleur de l'environnement.
Pourquoi cette démarche fonctionne : Ce mouvement est souvent utilisé à la fin d'une scène pour créer un sentiment d'abandon, de solitude ou la conclusion d'une pensée.
Dans les exemples ci-dessous, le sujet fixe les yeux de l'appareil photo pendant quelques secondes tandis que l'appareil photo recule au ralenti. De plus, même si la scène finale de l'illustration et du cupcake semble fluide, elle a été stabilisée lors du montage, ralentie et exécutée en reculant.
Exécution :
- Commencez avec l'appareil photo près du visage du sujet ou d'un détail central.
- Pour des mouvements plus courts, déplacez votre poids du pied avant vers le pied arrière et répétez jusqu'à ce que vous obteniez le bon tir.
- Pour des reculs plus longs, reculez lentement, en maintenant votre appareil orthopédique jusqu'à ce que le sujet devienne plus petit et que le paysage prenne le dessus sur le cadre.
Conseils de pro : Faites une pause de deux secondes avant de commencer le mouvement pour verrouiller d'abord le lien émotionnel avec le sujet.
- Utilisez une fréquence d'images telle que 50 ou 60 ips et ralentissez-la lors du montage.
- Stabilisez le métrage pendant le montage si nécessaire.
- Pour les retraits qui s'étendent sur plus de quelques mètres, envisagez des méthodes non portatives, comme l'utilisation d'un curseur ou d'un cardan.
- Pour des raisons de sécurité, sachez toujours ce qui se trouve derrière vous et demandez à quelqu'un de garder une main ferme sur votre épaule pour vous guider si votre terrain n'est pas sûr.
5 :Le Discovery Pan (The Horizon Sweep)
05 Le Discovery Pan Le balayage de l'horizon
Semblable au subtil push-in et pull-back, avec le Discovery Pan, vous effectuez un panoramique de votre caméra vers la gauche ou la droite pour réaliser ce mouvement. Ce mouvement est similaire au Slider Reveal non portable.
Pourquoi cette démarche fonctionne : Faire un panoramique de votre appareil photo d'un point vers la gauche ou la droite permet de révéler une situation, un lieu ou votre sujet.
Exécution :
En termes simples, il s’agit d’un étirement de fente latérale.
- Établissez votre "mode cinéma physique" en rentrant fermement vos coudes dans vos côtes ou en plaçant la caméra contre votre poitrine.
- Plutôt que de bouger vos poignets ou vos bras, vous devez placer votre pied vers l'endroit où vous souhaitez commencer et l'autre vers l'endroit où vous souhaitez terminer.
- Déplacez le poids du pied de départ vers le pied d'arrivée, en transférant votre équilibre d'un côté à l'autre.
Conseils de pro : Pour les scènes plus larges, cela peut être réalisé en incluant quelque chose dans la vision périphérique, comme un premier plan flou ou un objet qui cache le sujet principal, qui sera ensuite révélé lors du panoramique.
- Pré-mise au point sur le sujet.
- Utilisez une fréquence d'images telle que 50 ou 60 ips et ralentissez le métrage à 25 ips lors de votre montage.
- Stabilisez le métrage pendant le montage si nécessaire.
6 :Astuces bonus pour la narration cinématographique
- Rompez la recommandation d'avancer lentement et adoptez plutôt la vitesse
- Expérimentez les push-ins ou push-outs rapides
- Pan panoramique vers le haut ou vers le bas
- Essayez de faire tourner votre ordinateur de poche autour de votre sujet
- Éviter délibérément de stabiliser les images
- Essayez de combiner ces mouvements :par exemple, exécutez une poussée et un retrait rapides pendant que votre sujet est en mouvement (de nombreux exemples dans la vidéo à la fin)
La clé est d'être créatif et de développer un style unique et personnalisé, car il n'y a vraiment pas de règles établies.
Votre devoir et remarques finales
Bien qu'il existe de nombreux autres mouvements portatifs, tous ne nécessitent pas de noms ou d'explications spécifiques. En tant que cinéaste, votre rôle est de visualiser et d’exécuter un mouvement de caméra que vous jugez intuitivement nécessaire pour la scène.
Regardez ce film, qui présente un mélange de plans, y compris des images de cardan, de drone et à main levée, mais principalement à main levée. En le visualisant, essayez d’identifier les différentes techniques utilisées. Il est important de comprendre que l’art du cinéma est un amalgame de diverses techniques de tournage, soutenues par un éclairage, des pistes musicales percutantes et une conception sonore complexe. Réaliser une expérience immersive pour le spectateur et une narration cinématographique efficace nécessite du temps et l'intégration transparente de tous ces composants.
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Moudjahid Ur Rehman
Mujahid Ur Rehman, connu par Muji, est un photographe professionnel et cinéaste indépendant basé au Cap, en Afrique du Sud. Il se concentre sur la narration à travers ses photographies, ses courts métrages sur YouTube et une newsletter couvrant la vie, les gens, les voyages, la nature et la motivation. Son travail est accessible via www.mujahidurrehman.com, https://www.instagram.com/muji.drifts ou via https://www.youtube.com/@muji.drifts.