Avec le Nikon Df, vous pouvez perpétuer la tradition de la photographie de rue qui remonte aux années 1930.
Par Roger Hicks | Publié le 28 mai 2014 à 22h41 HAE
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Une multitude de molettes, de boutons et de molettes offrent aux photographes plus de commandes strictes que ce dont ils pourraient avoir besoin. Le Nikon Df est aussi proche que possible d'un simple reflex argentique à l'ancienne doté d'un capteur numérique plein format :un rêve recherché depuis longtemps par les passionnés.
Son corps, construit sur un châssis en alliage léger, ressemble à un véritable appareil photo plutôt qu'à un mélange de plastique. La disposition des commandes est ergonomique, avec un obturateur gravé et des molettes ISO qui font écho au plaisir tactile des reflex Nikon classiques. Et, remarquablement, il accepte les objectifs à mise au point manuelle depuis 1959.
Malgré son esthétique rétro, le Df est un reflex numérique autofocus moderne. Il offre toutes les fonctionnalités que vous attendez d'un appareil photo contemporain, à l'exception de la vidéo et d'un flash intégré, que de nombreux utilisateurs négligent tout simplement.
Lorsque j’ai déballé le Df pour la première fois, j’ai passé des heures à parcourir le manuel dense, à personnaliser les paramètres et à prendre des notes sur les fonctions que j’utiliserais réellement. Le résultat ? Un appareil photo qui vous invite à filmer sans relâche, en trouvant de nouveaux moments dans les scènes du quotidien.
Oui, il semble un peu plus volumineux qu'un reflex argentique classique, et sa gamme de boutons et de molettes peut sembler écrasante. Mais comparé à un Nikon F équipé d'un moteur F36 ou F250 et d'un intervalomètre externe, le Df semble étonnamment rationalisé, grâce à ses équivalents intégrés.
L'approche de Nikon consistant à utiliser autant que possible des boutons à fonction unique signifie que vous pouvez ignorer la plupart des commandes jusqu'à ce que vous soyez prêt à les utiliser. J'utilise rarement les boutons info ou Fn, et j'ai réaffecté la molette arrière pour régler l'ouverture des objectifs autofocus. Le résultat est un appareil photo intuitif et à faible risque :aucune double pression accidentelle qui vous envoie dans un mode déroutant.
Tout le monde n’appréciera pas le style rétro ou l’absence de vidéo et de flash intégré. D’autres peuvent hésiter face au prix. Avec 16 MP (équivalent à environ 35 mm dans des conditions non idéales), il se situe dans la même fourchette de prix que le 36 MP D800. Le Df est un produit de niche, et s'il cesse un jour de production, il pourrait devenir un classique culte, atteignant des valeurs de revente plus élevées.
J'avais déjà opté pour un nouveau reflex numérique, j'ai donc choisi le Df plutôt que le D800 pour éviter le flot de données haute résolution. Je l'ai acheté chez Gray's of Westminster à Londres.
Après près de 40 ans de photographie avec Nikon, je possède des objectifs allant du 14 mm au 600 mm, y compris des unités fisheye, macro, soft focus, haute vitesse et correction de perspective. L'objectif AF‑S NIKKOR 50 mm f/1.8G « édition spéciale » fourni avec le Df était un ajout inattendu mais bienvenu :ses performances sont impressionnantes et discrètes.
La discrétion compte. Un boîtier et un objectif compacts rendent le Df moins visible qu'un grand zoom, vous permettant de vous fondre dans les scènes de rue comme vous le feriez avec un télémètre Leica. Je peux l'utiliser dans le métro de Londres ou sur des trottoirs très fréquentés avec la même confiance que mon Leica.
Les performances en basse lumière sont un autre point fort. Grâce au nombre modeste de pixels sur un capteur plein format, le Df gère exceptionnellement bien la norme ISO 12 800, et même la plage étendue (H1‑H4) fournit des résultats monochromes utilisables. La capacité ISO élevée ouvre la porte à la photographie au sténopé à main levée :une activité de niche mais passionnante.
Spécifications remarquables :
CAPTEUR : Plein format CMOS effectif de 16,2 Mpx
FORMATS DE FICHIER : JPEG, NEF Brut, Brut+JPEG, TIFF
SENSIBILITÉ : ISO50–204 800 (étendu) par pas de 1/3 EV
FOCUS AUTO : Détection de phase TTL, 39 points (9 de type croisé), prise unique et continue, suivi prédictif 3D, -1 à 19EV à 100 ISO
OBTURATEUR : 1/4 000–4 s (étapes de 1‑EV), jusqu'à 30 s (1/3‑EV), ampoule ; évalué pour 150 000 cycles
VISEUR : Pentaprisme fixe au niveau des yeux, couverture à 100 %, grossissement 0,70×
LCD : Résolution fixe de 3,2 pouces, 921 000 points
CARTES MÉMOIRE : SD, SDHC, SDXC
DIMENSIONS : 5,6 × 4,3 × 2,6 pouces (143,5 × 110 × 66,5 mm)
POIDS : 1,7 lb (765 g) avec batterie et carte
PRIX : Boîtier à 2 750 $ seulement, 3 000 $ avec objectif édition spéciale 50 mm f/1,8G; nikonusa.com